mardi 29 avril 2014

Archives Impaled Nazarene (3) : "Rapture" review

"Contre le retour de l'inquisition" ? Tu m'étonnes !!
En 1998, retour de l'ovni Impaled Nazarene avec l'album "Rapture" (attention : pochette originale - elle a changé depuis); mais on pouvait aussi se frotter les oreilles avec Marduk (l'excellent "Nightwing"), les très méchants Angel Corpse (death metal technique et brutal) ou encore Tsatthoggua, un groupe aujourd'hui disparu, évoluant dans une veine assez proche de celle pratiquée par I.N.
Ce "Rapture" nouveau est plus métal / moins punk que son prédécesseur (meilleur production, influences death...). 
Pour tout savoir, lire l'interview de Mika Luttinen, parue à l'époque dans Hard Rock Magazine (hors série métal extrême n°5) : une ode au communisme ("Healers of the red plague"), à la religion (c'était le bon temps où Mika avait encore le "droit" de parler du procès l'opposant à la secte Krishna) ou encore à Legenda, le groupe fondé par Kimmo Luttinen après que celui-ci se soit fait éjecter d'Impaled Nazarene.
Sacré Mika...
Nouveau visuel...
...et des bonus tracks live.

vendredi 25 avril 2014

Archives Impaled Nazarene (2) : "Latex cult" review

Pour commencer, une belle publicité d'époque, signée Osmose Productions, célébrant la sortie du très intense 4ème album "Latex cult", ainsi que le maxi "Motörpenis" (et un aperçu du reste de la discographie).
Ce "Latex cult" de folie, qui démontrait que le propos du groupe, aussi bien musical que dans les textes, était loin de s'assagir, a été correctement disséqué dans le Hard n' Heavy n°24 (mai 96) par le journaliste Manuel Rabasse.
La chronique, tout d'abord :

Et puis, une interview magistrale de Mika Luttinen, expert en provocation XXL :
Sympathiques lectures à effectuer en écoutant ce "fucking" album en streaming : 
Latex Cult : full album
Dernier point à noter : la pochette de "Latex cult" a changé récemment... No comment.


mardi 22 avril 2014

Archives Impaled Nazarene (1) : "Ugra Karma" et "Suomi Finland Perkele" review

C'est de la transmission de pensées from hell.
Je réfléchissais à Impaled Nazarene, ce groupe finlandais hyper sulfureux fondé en 1990 (!), et qui, depuis, n'a jamais desserré la pression...
Impaled Nazarene, ce sont eux qui, à leurs rares concerts en France, ont toujours rameuté des agents des renseignements généraux, sinistres mines patibulaires en observation.
Voilà.
Bref, je réfléchissais à eux, géniaux activistes du métal extrême... Que deviennent-ils ? Existent-ils toujours ? Ont-ils été irradiés par leur Nuclear metal ?
Et là, le miracle quasi immédiat arriva : nouvel album en vue ("Vigorous and liberating death"), à paraître chez Osmose (toujours).
C'est donc la fête !!
Alors, pour célébrer ça, petite plongée dans mes vieilles archives, en plusieurs étapes.
A mon commandement, prrrofffitttez !
Géniale discographie black metal, signée Manuel Rabasse, dans le Hard n' Heavy n°33, en avril 1997. Impaled Nazarene se distingue avec son "Ugra Karma" de malade (2ème album du groupe), orné de la pochette désormais interdite tirée du livre saint de la secte Krishna et qui vaudra au groupe un fameux procès... A cette époque, je n'y connaissais rien de rien en black metal, donc j'ai noté ces 10 références et je me suis rendu à la Fnac, histoire de voir ces disques "pour de vrai". Inutile de dire que je n'ai pas trouvé grand chose (aaaah la Fnac et les artistes pas vraiment "mainstream"...). Mais je me souviens quand même d'avoir aperçu pour la première fois la pochette infernale du "Tol cormpt norz norz norz" (1er album de la bande) qui traînait dans un bac désordonné. C'était toujours ça de pris.


Là encore, un disque qui n'existe plus avec cette pochette-là... C'est le troisième album d'Impaled Nazarene, celui dans lequel il y a la célèbre "Total war, winter war" (le groupe a eu des gros ennuis avec le texte de cette chanson). Chouette époque où le frère de Mika Luttinen était encore le batteur du groupe (avant que les frangins ne se déchirent gravement). "Suomi Finland Perkele" est un opus plus nuancé que ses prédécesseurs (du blast beat certes, mais pas que ça)... et qui se fera descendre copieusement par Mika lui-même dès l'album suivant. 
Pour info, cette chronique est parue dans le Hard n' Heavy n°11 de février 1995 (et sur la même page, il y avait le "Die healing" de St Vitus). 
Ugra Karma : full album
Suomi Finland Perkele : full album

samedi 28 décembre 2013

77 : discographie (review)

Titres préférés : "Harworking liar", "Big smoker pig"
Titres préférés : "High decibels", "Gimme a dollar"
Titres préférés : "You bore me", "Jazz it up"
Le petit dernier vient juste de sortir et c'est l'occasion de se pencher sur la discographie de 77. Ces rockers espagnols sont considérés en France comme de vulgaires clones d'AC/DC. A longueur de chroniques, certains journalistes dissèquent leurs riffs et cherchent les ressemblances avec ceux d'Angus et de Malcolm. Pourquoi pas ? L'analyse musicale peut en effet s'arrêter là...
Seulement voilà, je possède ces 3 albums et je les considère pour ce qu'ils sont : de bons disques de hard rock vintage. Là où "Stiff upper lip" et "Black ice" m'ont laissé de marbre, "21st century rock" et consorts ont allumé en moi la flamme du bon rock n' roll. Au pire, je m'amuse à penser que certains titres sont des inédits cachés du grand AC/DC ; au mieux, je me laisse tout simplement emporter par cette musique rude mais viscérale. Laissez-leur leur chance !

jeudi 26 décembre 2013

Massacra : demos 1987 - 1989 (review)

Pour paraphraser la chronique parue dans Metallian : je n'aurais pas cru possible d'acheter une "nouveauté" officielle estampillée Massacra en 2013... Une nouveauté, enfin pas vraiment : en fait, une compilation des 3 démos du groupe parues de 1987 à 1989, remastérisées pour l'occasion et accompagnées d'un livret XXL présentant des documents d'époque ainsi qu'une interview récente (2013) de Jean-Marc Tristani. Un très bel objet qui servira de compagnon à mon vieil exemplaire de "Signs of the decline" (3ème album) qui s'ennuyait tout seul sur son étagère.
Quant à la musique, quel plaisir de retrouver ce thrash / death bestial dont Massacra avait le secret. En espérant que cette sortie soit le préambule d'une vague de réédition des 5 albums de ce groupe hors norme.
Pour patienter, un "Apocalyptic warriors" de l'enfer (mention spéciale pour les vocaux), extrait de la 2ème démo.

dimanche 27 octobre 2013

T'as acheté le nouveau Hendrix ?

On pourrait juste jeter un coup d’œil à cette petite collection (très incomplète, d'ailleurs) ...
14 albums et seulement 4 sortis de son vivant ! Et encore, Hendrix n'était pas satisfait de "Band of gypsys" et regrettait la commercialisation de ces bandes. Alors qu'aurait-il pensé de "South Saturn delta", "Valleys of Neptune", "Blues", "West coast Seattle boy", "People, hell and angels" ? Sans compter tous les albums live parus et ceux à venir... Et les albums bootlegs officiels sur Dagger Records... Et la tonne de bootlegs non officiels, aussi bien en studio qu'en concert...
Le répertoire Hendrixien est un puits sans fond : une aubaine pour les amateurs. Mais c'est aussi un bordel sans nom...
Alors, oui j'ai acheté "Valleys of Neptune" et "People, hell and angels" et oui j'ai aimé. Il parait que "People, hell and angels" est la dernière compilation d'inédits studio qui sera publiée et ça fait presque bizarre d'apprendre ça. En même temps, les spécialistes nous disent qu'il y a encore des fonds de tiroir, des morceaux jamais parus... C'est dingue mais vrai !
Si vous souhaitez vérifier l'incroyable richesse du répertoire d'Hendrix encore inédit et télécharger de bons bootlegs, suivez ce lien : vous ne serez pas déçus.
vivalesbootlegs.blogspot.com

mercredi 25 septembre 2013

The Fleshtones : Super Rock

Les Fleshtones : souvenir initial d'un concert diffusé sur Antenne 2, tard (très tard...), au beau milieu des années 80. Impressions à l'époque : beaucoup d'énergie, de curieuses coupes de cheveux (la raie sur le côté), aucun refrain véritablement "accrocheur" mais une musique bien balancée, authentique. Un savant mélange de garage rock, de r n' b des années 50 / 60, de surf music, le tout arrosé de saxo et d'orgue Farsifa.
Presque 30 ans tard, la fièvre de ce concert d'un soir me trotte encore dans la tête. Qui sont ces Fleshtones ? Petite recherche sur YouTube.
Surprise : le groupe existe toujours, bénéficiant d'un statut culte, c'est à dire aucun succès de masse mais un noyau dur d'admirateurs dans le monde. Les Fleshtones passent d'ailleurs encore en France, régulièrement, pour des concerts dans des clubs enfumés. La scène est minuscule, il n'y a pas de light show mais la passion est là.
Séduit, je me procure les rééditions de "Roman gods" et "Hexbreaker", deux albums des débuts agrémentés de bonus, comme par exemple des morceaux live au Gibus de Paris en 1985 (si ça se trouve, le fameux show diffusé sur Antenne 2) ou l'EP "Up front". Les titres studio ont un charme fou mais ceux capturés live sont monstrueux. C'est rare d'entendre une urgence pareille sur bande. Quant aux refrains ou aux riffs, eh bien ils ne sont pas avant-gardistes bien sûr, mais ce n'est pas le but du jeu. Les Fleshtones sont un groupe garage "rétro", un point c'est tout.
Aujourd'hui, je ne peux plus me passer d'eux.
Qui aime le rock n' roll doit connaître ces fabuleux Fleshtones.