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samedi 25 février 2017

Glenn Hughes : "Live in Wolverhampton"

Comme évoqué dans un post antérieur, le catalogue de Glenn Hughes n'étant pas très bien réédité, tout album aisé à trouver dans les bacs est plutôt bon à prendre.
Ce "Live in Wolverhampton" tout ce qu'il y a de plus disponible est donc une bien bonne affaire, d'autant qu'il balaye largement la longue carrière de Glenn, à travers 2 cd (un par concert) et plus de deux heures et demi de musique !
Forcément, défaut de la qualité évoquée à l'instant, le contenu musical est très dense, surtout lorsque l'on n'est pas un grand spécialiste du bonhomme... Patience, écoutes et ré-écoutes seront donc indispensables pour apprécier ces chansons qui nous font voyager dans le temps pour se positionner souvent du côté des années 70 (mais parfois bien au-delà pour ce qui est du répertoire solo de Glenn).
Ce qui est particulièrement plaisant avec ce double album, c'est le son clair et brut auquel on a droit, donnant à l'auditeur l'impression de se trouver dans la salle de concert, devant la scène. Pour ceux qui aiment les live sans retouche, c'est la bonne pioche !
Du coup, voilà un disque très orienté sur les fondamentaux voix / basse / guitare / batterie. Des claviers vintage font partie aussi de la fête, de même que quelques cuivres sporadiques (sur "Love communion", par exemple), mais ils sont plutôt au second plan. 
Les deux CD affichent un panorama musical finalement assez identiques : le premier ("Glenn's & Purple classics") et le deuxième ("A night with Trapeze") mettant souvent en avant l'alliage hard rock / funk développé par Glenn et le groupe Trapeze au tout début des années 70, et que le chanteur a largement repris à son compte au cours de sa longue carrière en solo. Certes, le premier opus sera un peu plus connoté "hard rock" (par exemple, l'introductif "Muscle and blood" tiré de l'album Hughes/Thrall de 1982 et les deux titres de Deep Purple, "What's going on here" et "Mistreated"), tandis que le deuxième donne forcément plus dans le "hard / funky" (super son crunch de la guitare, d'ailleurs), voire parfois dans la soul, à la limite de la musique californienne ("Coast to coast", "Seafull", "Good love"). 
Au final, deux très bons témoignages de deux très bons concerts, avec la voix unique et toujours intacte de Hughes.

mardi 21 février 2017

California Breed

Formé par Glenn Hughes (chant, basse), Jason Bonham (batterie) et Andrew Watt (guitare), cet unique album de California Breed marche brillamment dans les pas de Led Zeppelin et autres grandes références du rock des années 70. Intense et varié seraient les deux grands qualificatifs à appliquer à ce disque, élu "Mon album du mois" par Benji dans Rock Hard n°143. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de reproduire ici sa chronique, au lieu de bosser et d'écrire la mienne, tout simplement parce qu'il a déjà dit l'essentiel avec brio et que je n'ai pas envie de le paraphraser bêtement !
Procurez-vous ce disque, non seulement pour ses incroyables qualités mais aussi parce qu'il est facilement trouvable (ce qui n'est pas le cas d'une bonne partie du catalogue de Glenn Hughes).


mercredi 21 décembre 2016

Glenn Hugues : "Resonate"

Depuis la mort de Lemmy, l'an dernier, c'est dingue comme tout le monde a réalisé que nous vivions dans un monde bien éphémère où tout finira par disparaître. Vous êtes nés avec les Rolling Stones (c'est un exemple, bien sûr, pris au hasard), mais vous mourrez probablement sans... 
Alors, investir dans ce nouvel album solo de Glenn Hugues, bassiste / chanteur ("The voice of rock") à l'oeuvre depuis le début des 70's , c'est faire confiance à une valeur sûre et en profiter tant que c'est encore possible. 
Coup de poker : ce disque classieux est véritablement habité. Nous ne sommes pas si loin que ça du hard FM, mais sans jamais franchir le pas, ce qui est une bonne chose. Ici, on parlera de hard rock mélodique, soutenu par une basse groovy très présente et des claviers à la Jon Lord (le son est un peu différent quand même, plus "moderne" peut-être). 
On a pu lire par ci par là que ce disque était le plus heavy sorti par Glenn Hugues depuis longtemps, et c'est vrai qu'il y a du lourd dans ce tracklisting : "Heavy" (l'excellent single très bien nommé), le martelant "My town", le lourd "Flow" et son riff aussi simple qu'évident, le couple basse / guitare sur "Let it shine", la montée en puissance de "God of money" et surtout "How long" sur lequel Glenn s'arrache les cordes vocales bien comme il faut.
Mis à part "Stumble & go", un peu plus faible, vous ressortirez de ce disque avec des refrains marquants dans la tête, mais aussi de vrais moments de grâce et de lumière : le passage central de "Flow", un "Let it shine" pourtant bien rampant sur le principe mais qui s'envole littéralement, l'angélique "Steady" et l'apaisant "When I fall". Cette insoutenable légèreté, nous la devons aux claviers, omniprésents, et surtout à la voix de Glenn, gorgée de soul et de feeling. 
On pourra enfin sautiller sur le funky (mais pas ridicule) "Landmines" avec son drôle de pont au vocoder. 
Après le très bon album de Last in Line, publié il y a quelques mois, voici encore un super disque qui sort sur le label Frontiers...