Revival ou démarche de musiciens classiques qui étudient à en devenir formatés les sonates des génies qui les ont précédé dans le temps ?
Toujours est-il qu'avec leurs incessantes attaques de guitares jumelles et un son venu d'un autre temps, les Black Trip payent leur tribut aux grands anciens du métal.
On trouvera bien sûr Thin Lizzy en ligne de mire : "Goin' under", le morceau-titre, pour lequel la progression d'accords sur les couplets ne laisse aucun doute (en sus des twin guitars, of course).
Mais c'est surtout Iron Maiden qui constitue l'influence majeure de ce disque. Et pas n'importe quel Maiden : celui, ultra culte, des deux premiers albums avec Paul Di'Anno (ces gens ont vraiment du goût, il n'y a pas à dire).
L'attaque introductive frontale de pièces telles que "Radar" ou encore "The bells" ne trompe pas longtemps : il y a un peu de "Wrathchild" là-dessous... "Thirst" a des airs de "Remember tomorrow", de même que la partie néo classique qui ouvre "No tomorrow" peut renvoyer à celle qui orne le célèbre instrumental "Gengis Kahn".
Chacun pourra trouver ses propres exemples et références tout au long de ce "Goin' under" court (35 minutes) mais sympathique (on pourra même éventuellement faire un clin d’œil au "Mirror mirror" de Candlemass grâce au riffing de "Tvar Dabla").
Le son de la guitare lead est si bien calibré que l'on croirait entendre Dave Murray ou Adrian Smith poser un solo par ci par là... Il manquera juste la force de composition de Maiden, la basse vrombissante de Harris et surtout l'énergie vocale de Di'Anno, tout cela faisant que ce hard rock-là prenait vraiment aux tripes, ce qui est un peu moins le cas ici.
Un chouette moment vintage, pochette incluse.
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lundi 31 juillet 2017
dimanche 27 décembre 2015
Black Trip : "Shadowline" review (en feuilletant un gros livre sur le meilleur du hard rock)
Ah, ça c'est étrange d'écouter un album de métal aussi vintage et pourtant tout frais sorti en 2015 ! Les influences sont évidentes... Par exemple, les nombreuses parties de guitares jumelles, qui renvoient tantôt à Thin Lizzy ("Danger", "Sceneries"), tantôt à Iron Maiden ("Over the worldly walls", "Clockworks", "The storm").
Revenons un peu sur Maiden avec ce "Clockworks" qui pourrait cousiner avec le grand "Purgatory" de l'album "KILLERS" ou encore la power balade "The storm", assez proche d'un bon vieux "Children of the damned". La comparaison est inévitable, mais il y a pire comme références ! Ces compositions ne manquent ni de classe ni de charisme et sont parfaitement exécutées. Les 2 guitaristes ont bien étudié leurs maîtres en matière de métal classique : tout est en place pour bien composer "à la manière de".
Le chanteur a une certaine urgence dans la voix et sort les tripes comme le faisait Paul Di'Anno. C'est donc à un Iron Maiden période Jurrassique que l'on fait référence ici ! La production est d'ailleurs totalement raccord : pas de son compressé et rutilant sur ce disque. C'est plutôt "raw" et dépouillé. Bref, on peut écouter Black Trip dans sa voiture sans que ronronnement du moteur fasse tache (ou double emploi) avec le son.
Black Trip a aussi payé son tribut à d'autres formations à travers ses nouvelles compos. Ces musiciens suédois s'y entendent en heavy à l'ancienne, mais toujours "so british". Par exemple, "Subvisual sleep" aurait pu trouver une place sur le disque photographié ci-dessus.
Mais réservons la palme pour le morceau-titre : "Shadowline". Arpèges délicats et originaux, bonne progression harmonique : c'est cette chanson qui m'a fait chavirer dans leur chaudron. L'ombre d'UFO plane d'ailleurs un peu au-dessus. Ici, la voix du chanteur de Black Trip me fait fortement penser à celle de John Mortimer, vocaliste instinctif du groupe Holocaust. Eh oui, nous terminons par un clin d’œil à la NWOBHM !
Revenons un peu sur Maiden avec ce "Clockworks" qui pourrait cousiner avec le grand "Purgatory" de l'album "KILLERS" ou encore la power balade "The storm", assez proche d'un bon vieux "Children of the damned". La comparaison est inévitable, mais il y a pire comme références ! Ces compositions ne manquent ni de classe ni de charisme et sont parfaitement exécutées. Les 2 guitaristes ont bien étudié leurs maîtres en matière de métal classique : tout est en place pour bien composer "à la manière de".
Le chanteur a une certaine urgence dans la voix et sort les tripes comme le faisait Paul Di'Anno. C'est donc à un Iron Maiden période Jurrassique que l'on fait référence ici ! La production est d'ailleurs totalement raccord : pas de son compressé et rutilant sur ce disque. C'est plutôt "raw" et dépouillé. Bref, on peut écouter Black Trip dans sa voiture sans que ronronnement du moteur fasse tache (ou double emploi) avec le son.
Mais réservons la palme pour le morceau-titre : "Shadowline". Arpèges délicats et originaux, bonne progression harmonique : c'est cette chanson qui m'a fait chavirer dans leur chaudron. L'ombre d'UFO plane d'ailleurs un peu au-dessus. Ici, la voix du chanteur de Black Trip me fait fortement penser à celle de John Mortimer, vocaliste instinctif du groupe Holocaust. Eh oui, nous terminons par un clin d’œil à la NWOBHM !
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