Nom de groupe bien trouvé, ambiance sixties et de belles images de Paris... Que demander de plus ?
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lundi 30 novembre 2020
mardi 20 décembre 2016
The Apartments : "Drift" dans le quartier de la Butte aux Cailles (Paris 13ème)
C'était le lendemain du 11 novembre et il y avait un fin brouillard grisâtre sur la capitale, qui n'aura pas percé de la journée (alors que 50 km avant, dans la campagne, il faisait soleil).
Pour accéder au quartier historique de la Butte aux Cailles, situé dans le 13ème arrondissement, on peut descendre au métro Corvisart, qui est aérien et assez élégant. Sur le boulevard, on voit les structures métalliques qui abritent les étals du marché Auguste Blanqui.
La rue Eugène Atget, juste en face du métro, passe sous le porche d'un immeuble sans charme et continue sous la forme d'une volée de marches, puis d'une voie piétonne.
On accède alors au petit Jardin Brassaï depuis lequel on aperçoit Le Monde...
C'est là que je mets en route le lecteur MP3 pour écouter les premières mesures mélancoliques du deuxième album de The Apartments. Vu la grisaille du jour, c'est de circonstance.
Donc, voici le quartier de la Butte aux Cailles, juste au-dessus du Jardin Brassaï. Ici, nous sommes à l'angle de la rue des Cinq Diamants et de la rue de la Butte aux Cailles. Le quartier est un vaste îlot de petites rue pavées, de maisons de ville et d'immeubles bas (rarement plus de trois étages). Il y a aussi quelques graffitis sur les façades, les grands ensembles du 13ème arrondissement au loin et "Mad cow" dans les oreilles.
Toujours dans la rue de la Butte aux Cailles, de nombreux restaurants et notamment celui-ci : "Le Temps des Cerises" où j'avais dîné un soir, il y a plus de 20 ans, au temps de ma vie étudiante et universitaire (une tête de veau à vomir...).
L'une des "portes" du quartier, au plus bas de la rue de la Butte aux Cailles.
Quelques mètres plus loin, une fois la rue Barrault traversée, me voici devant "La petite Alsace" dans la rue Daviel. Je crois que j'en étais à "Places where the night is long".
Cette cité-jardin d'un autre temps vaut le coup d’œil, même si le plus intéressant doit se trouver dedans, une fois l'élégant portail en bois franchi !
En face de "La petite Alsace", dans l'axe de l'entrée ou presque, se trouve la charmante Villa Daviel, qui rappelle les villas du 19ème arrondissement (quartier Danube). Sauf qu'une fois de plus, l'horizon est barré par un immeuble immonde...
dimanche 28 août 2016
Joy Division "Still", du métro Nationale au métro Bercy (Paris 13ème)
Un disque grave et froid ("Ice age"), véritable épure musicale posthume, parue peu après le suicide par pendaison du chanteur Ian Curtis. Constitué de morceaux inédits, laissés pour compte, chutes de studio et autres titres live, "Still" est l'un des sommets du post punk. Le malaise démarre avec les larsens de "Exercise one" et son rythme immuable. Il ne nous lâchera plus, même sur les titres les plus énergiques ("Ice age", "Walked in line", "The kill"). L'instrumentation est simple : une batterie, une basse très présente, une guitare qui grince ou qui scintille. Claviers minimalistes et rares ("Something must break", "Glass"). Il y a de tout dans ce catalogue : la marche chaotique de "The sound of music" (avec barrissements de guitares en intro), Ian Curtis au bord de la rupture vocale dans les graves sur "The only mistake", les dissonances de "Glass", la longue descente aux enfers de "Sister Ray" (enregistré live)...
On continue la procession avec le concert de Birmingham, constitué de titres bien balisés de "Unknown pleasures" et "Closer". Excellent son et interprétation sans faille (à part la musique elle-même). Sur la réédition CD, on a droit au concert de High Wycombe et son soundcheck : qualité sonore moindre mais correcte, titres un peu différents, moins convenus parfois ("Sound of music", "Atrocity exhibition", "The eternal", "Ice age"...). Intéressant.
Dans l'un des quartiers les moins touristiques de la capitale, entre le béton des grands immeubles et le métal du métro aérien, j'ai donc révisé mon "Still"... Musique et visuel à la fois (dommage qu'il n'ait pas fait gris ce jour-là)...
![]() Métro Nationale |
![]() Boulevard Vincent Auriol |
![]() |
| Métro Chevaleret |
Boulevard Vincent Auriol - Quai de la gare
Pont de Bercy - vers Quai de la gare
Bercy - ministère des finances
samedi 7 novembre 2015
W.A.S.P : "Golgotha" review (au square de la Butte-du-Chapeau-Rouge - Paris 19ème)
Le square (ou parc, selon les entrées) de la Butte-du-Chapeau-Rouge est, comme son nom l'indique, un lieu qui monte... Association logique avec la colline du Golgotha dont le dernier W.A.S.P porte le nom !
Attention : ce square est un endroit plutôt méconnu ! Situé au nord-est de Paris, aux confins du 19ème arrondissement, il marque quasiment la limite entre la capitale et la commune du Pré-Saint-Gervais. Entre les 2 : un boulevard avec une ligne de tramway, ainsi que l'horrible périphérique.
Étrange coïncidence : W.A.S.P était un groupe plutôt ignoré par votre serviteur avant la découverte de ce très bon album millésime 2015 ! Précédemment à cette belle rencontre, un malheureux exemplaire de "The headless chidren" dormait sur son étagère (nouvelle rassurante : il a été récemment dépoussiéré, écouté avec soin et... réhabilité).
Une chose est sûre : la production de ce disque est un modèle du genre. Chromée, rutilante, elle met les compositions en valeur puissance 10. Le son respire (pas de vilaine compression exagérée) : on peut écouter "Golgotha" en voiture, c'est dire !
Avec ses nombreux détails néo-classiques, le square de la Butte-du-Chapeau-Rouge est lui aussi délicieusement customisé. Je dis "néo-classique" en pensant aux statues, mais cet escalier monumental couvert, au cœur même du jardin (non, ce n'est pas une entrée donnant sur la rue), me ramène plutôt à une architecture communiste totalitaire !
La vue est belle et solennelle, en amont de la statue emblématique de ce square ! Quant aux 3 chansons qui introduisent l'album ("Sream", "Last runaway" et "Shotgun"), elles sortent du même moule : punchy et éclatant. D'ailleurs, elles sont quasiment enchaînées les unes aux autres, pour une efficacité maximale ! Les riffs d'intro de "Scream" (héroïque) et de "Shotgun" (il y a du "For those about to rock" dans celui-ci), l'urgence, les refrains à ancrage immédiat : tout cela est remarquable.
La statue évoquée plus haut (qui représente "Ève") est en fait le point culminant d'une fontaine monumentale. Devant celle-ci, j'écoute "Slaves of the new world order". Démarrant par de timides arpèges (une relative habitude sur cet opus), le heavy est rapidement de sortie, via une entrée en matière saccadée. Le refrain est géant, et la structure de la chanson particulièrement élaborée : nul doute que le final up-tempo et ses "Hé! Hé!" fédérera la foule lors des concert ! Tout aussi efficace, mais plus compact : "Hero of the world". De toutes les manières, chaque titre, même le plus faible ("Fallen under", sans surprise) est porté par l'empreinte vocale unique de Blackie Lawless, au timbre chevrotant, profond et éraillé, qui s'accorde à merveille avec les guitares saturées.
De retour devant l'escalier et son porche façon Allemagne de l'Est / Corée du Nord, tandis que défile "Golgotha" (la chanson). Cette pièce musicale, cousine pas si éloignée que ça du "Show must go on" de Queen, distille la grandiloquence qu'il faut devant cette curieuse architecture aux teintes brun / rouge, un peu trop monumentale... Au passage, saluons la performance du guitariste Douglas Blair, qui aura habillé tous les titres de solis remarquables, qui passent parfois le cap des 2 minutes et sans ennui !
Dans un petit recoin du square, se trouve une aire de jeux et cette statue nommée "Deux femmes et un enfant". C'est là que j'écoute la ballade "Miss you" (Doug Blair, remarquable en solo sur cette pièce grave et triste).
Sortie côté tramway et fontaine, non loin de l'hôpital Robert Debré... Je m'éloigne au son du "Eyes of my maker", morceau mid-tempo, mais aussi mi-ballade / mi-heavy (à une extrémité du square qui est mi-nature / mi-urbaine).
Étrange coïncidence : W.A.S.P était un groupe plutôt ignoré par votre serviteur avant la découverte de ce très bon album millésime 2015 ! Précédemment à cette belle rencontre, un malheureux exemplaire de "The headless chidren" dormait sur son étagère (nouvelle rassurante : il a été récemment dépoussiéré, écouté avec soin et... réhabilité).
Une chose est sûre : la production de ce disque est un modèle du genre. Chromée, rutilante, elle met les compositions en valeur puissance 10. Le son respire (pas de vilaine compression exagérée) : on peut écouter "Golgotha" en voiture, c'est dire !
Avec ses nombreux détails néo-classiques, le square de la Butte-du-Chapeau-Rouge est lui aussi délicieusement customisé. Je dis "néo-classique" en pensant aux statues, mais cet escalier monumental couvert, au cœur même du jardin (non, ce n'est pas une entrée donnant sur la rue), me ramène plutôt à une architecture communiste totalitaire !
La vue est belle et solennelle, en amont de la statue emblématique de ce square ! Quant aux 3 chansons qui introduisent l'album ("Sream", "Last runaway" et "Shotgun"), elles sortent du même moule : punchy et éclatant. D'ailleurs, elles sont quasiment enchaînées les unes aux autres, pour une efficacité maximale ! Les riffs d'intro de "Scream" (héroïque) et de "Shotgun" (il y a du "For those about to rock" dans celui-ci), l'urgence, les refrains à ancrage immédiat : tout cela est remarquable.
La statue évoquée plus haut (qui représente "Ève") est en fait le point culminant d'une fontaine monumentale. Devant celle-ci, j'écoute "Slaves of the new world order". Démarrant par de timides arpèges (une relative habitude sur cet opus), le heavy est rapidement de sortie, via une entrée en matière saccadée. Le refrain est géant, et la structure de la chanson particulièrement élaborée : nul doute que le final up-tempo et ses "Hé! Hé!" fédérera la foule lors des concert ! Tout aussi efficace, mais plus compact : "Hero of the world". De toutes les manières, chaque titre, même le plus faible ("Fallen under", sans surprise) est porté par l'empreinte vocale unique de Blackie Lawless, au timbre chevrotant, profond et éraillé, qui s'accorde à merveille avec les guitares saturées.
De retour devant l'escalier et son porche façon Allemagne de l'Est / Corée du Nord, tandis que défile "Golgotha" (la chanson). Cette pièce musicale, cousine pas si éloignée que ça du "Show must go on" de Queen, distille la grandiloquence qu'il faut devant cette curieuse architecture aux teintes brun / rouge, un peu trop monumentale... Au passage, saluons la performance du guitariste Douglas Blair, qui aura habillé tous les titres de solis remarquables, qui passent parfois le cap des 2 minutes et sans ennui !
Dans un petit recoin du square, se trouve une aire de jeux et cette statue nommée "Deux femmes et un enfant". C'est là que j'écoute la ballade "Miss you" (Doug Blair, remarquable en solo sur cette pièce grave et triste).
Sortie côté tramway et fontaine, non loin de l'hôpital Robert Debré... Je m'éloigne au son du "Eyes of my maker", morceau mid-tempo, mais aussi mi-ballade / mi-heavy (à une extrémité du square qui est mi-nature / mi-urbaine).
dimanche 1 novembre 2015
Kadavar "Berlin" review : ballade dans le quartier de la place Rhin et Danube (Paris - 19ème arrondissement)
Pour arriver place Rhin et Danube, je remonte la rue David d'Angers et je passe devant le curieux mat de la piscine Georges Hermant (un dispositif qui sert à découvrir le bassin aux beaux jours).
Par curiosité, j'observe à travers la baie vitrée la fosse de plongée. Pendant ce temps, le dernier album des allemands de Kadavar défile dans mes oreilles (groupe allemand = quartier de la place Rhin et Danube = logique n'est-ce pas ?).
Première constatation au débouché de la rue David d'Angers : cette place Rhin et Danube est toujours aussi mignonne et à l'écart de la cohue de la capitale. C'est ce qui fait son charme ! En ce qui concerne Kadavar, leur rock toujours seventies a légèrement évolué vers un format plus concis. Douze chansons sur un seul album : c'est une grande première pour les franco-allemands (le français Simon Bouteloup est désormais le bassiste officiel).
Je traverse peu à peu la place, et l'évident "Lord of the sky" ainsi que le plus lancinant "Last living dinosaur" me cueillent comme aux tout débuts du groupe. Par contre, en 4 minutes les deux propos sont ficelés et expédiés : on ne jamme plus vraiment sur ce disque.
Au métro Danube, à l'autre bout de la place, je remarque l'énergie simplissime et hard rock binaire de "Filthy illusion" de même que "Pale blue eyes", très psyché traditionnel, au cours duquel le chant suit scrupuleusement les riffs de guitare. On remarque quand même, depuis que la touche "play" a été activée, que les refrains sont mélodiquement très soignés et mis en avant (on y reviendra).
Métro Danube toujours, tandis que le dernier tiers du disque commence à s’égrainer. Mis à part l'assez tradi "Circles in my mind" (excellent refrain d'ailleurs), on rentre dans la partie la plus novatrice de l'album : "The old man" et ses couplets rappelant le "Eye of the tiger" de Survivor, le mélodique "Spanish wild rose" aux riffs et aux arpèges légers, le refrain très travaillé de "See the world...", celui connoté speed metal de "Into the night" ainsi que son final atmosphérique. Encore une fois le travail consenti sur les mélodies de ces morceaux est remarquable !
J'ai fini de traverser la place Rhin et Danube et je continue de remonter la rue David d'Angers vers le boulevard Serrurier. On appelle cet endroit le quartier d'Amérique. Il se distingue par ses villas : des voies pavées perpendiculaires aux axes de circulation, uniquement piétonnes et bordées de charmantes maisons. Nous sommes pourtant à Paris ! A l'entrée de la Villa du Danube, je savoure "Reich der Träume", une délicate reprise du Velvet qui tranche avec tout le reste. Guitares saturées absentes, arrangements stratosphériques : une fin inattendue qui permet à Kadavar de sortir de ses carcans, tout en restant délicieusement vintage.
Par curiosité, j'observe à travers la baie vitrée la fosse de plongée. Pendant ce temps, le dernier album des allemands de Kadavar défile dans mes oreilles (groupe allemand = quartier de la place Rhin et Danube = logique n'est-ce pas ?).
Première constatation au débouché de la rue David d'Angers : cette place Rhin et Danube est toujours aussi mignonne et à l'écart de la cohue de la capitale. C'est ce qui fait son charme ! En ce qui concerne Kadavar, leur rock toujours seventies a légèrement évolué vers un format plus concis. Douze chansons sur un seul album : c'est une grande première pour les franco-allemands (le français Simon Bouteloup est désormais le bassiste officiel).
Je traverse peu à peu la place, et l'évident "Lord of the sky" ainsi que le plus lancinant "Last living dinosaur" me cueillent comme aux tout débuts du groupe. Par contre, en 4 minutes les deux propos sont ficelés et expédiés : on ne jamme plus vraiment sur ce disque.
Au métro Danube, à l'autre bout de la place, je remarque l'énergie simplissime et hard rock binaire de "Filthy illusion" de même que "Pale blue eyes", très psyché traditionnel, au cours duquel le chant suit scrupuleusement les riffs de guitare. On remarque quand même, depuis que la touche "play" a été activée, que les refrains sont mélodiquement très soignés et mis en avant (on y reviendra).
Métro Danube toujours, tandis que le dernier tiers du disque commence à s’égrainer. Mis à part l'assez tradi "Circles in my mind" (excellent refrain d'ailleurs), on rentre dans la partie la plus novatrice de l'album : "The old man" et ses couplets rappelant le "Eye of the tiger" de Survivor, le mélodique "Spanish wild rose" aux riffs et aux arpèges légers, le refrain très travaillé de "See the world...", celui connoté speed metal de "Into the night" ainsi que son final atmosphérique. Encore une fois le travail consenti sur les mélodies de ces morceaux est remarquable !
J'ai fini de traverser la place Rhin et Danube et je continue de remonter la rue David d'Angers vers le boulevard Serrurier. On appelle cet endroit le quartier d'Amérique. Il se distingue par ses villas : des voies pavées perpendiculaires aux axes de circulation, uniquement piétonnes et bordées de charmantes maisons. Nous sommes pourtant à Paris ! A l'entrée de la Villa du Danube, je savoure "Reich der Träume", une délicate reprise du Velvet qui tranche avec tout le reste. Guitares saturées absentes, arrangements stratosphériques : une fin inattendue qui permet à Kadavar de sortir de ses carcans, tout en restant délicieusement vintage.
vendredi 30 octobre 2015
The Apartments "No song, no spell, no madrigal" review (au parc des Buttes Chaumont - Paris)
Splendide parc des Buttes Chaumont : trouée verte vallonnée et romantique dans le 19ème arrondissement de Paris, un peu à l'écart de la frénésie de la capitale... A voir absolument !
The Apartments : splendide groupe australien à l'écart de la frénésie du star system, pratiquant de temps à autre (cf. les temps de gestation fort longs de chaque album) une pop / folk / new wave délicate, belle et gorgée de spleen. A écouter absolument.
The Apartments c'est en fait la créature de Peter Milton Walsh, dont la voix déchire à tous les sens du terme. Tremblante, poignante, spasmodique : elle séduit tout autant qu'elle divise voire repousse. C'est du Tom Waits, le papier de verre en moins. Un vecteur idéal pour tous les sentiments des mortes saisons. Face à ce bassin aux eaux stagnantes saupoudrées de feuilles jaunies fraîchement détachées, quelle émotion dans les écouteurs...
A l'entrée de la grotte des Buttes Chaumont avec le jazzy et fragile "Black ribbons" et sa précieuse voix féminine renvoyant la balle à Peter Milton Walsh... Contraste, peut-être, mais accord parfait et belle instrumentation.
"And now the flowers of regret, are suddenly in bloom, my love"
Phrase culte de la chanson-titre : pure réussite musicale et sentimentale.
"Twenty one" : titre hanté par bien des démons (qu'en pense ce délicat dragon du parc ?)... Le sommet mélancolique de cet album, puisque inspiré par le décès du fils de Peter Milton Walsh en 1999.
"Please, don't say remember"
Pourtant si, sous un october sky pas si différent des "September skies" du disque (la chanson la plus "pop / folk anglaise" genre Echo & the Bunnymen), moi je me souviendrai longtemps de cette promenade romantique. Quant à ce disque, qu'il reste toujours à mon chevet.
Sur la toile :
jeudi 29 octobre 2015
Lendemain de concert : Slayer / Anthrax / Kvelertak (26 octobre 2015, Paris Zénith) review
Une nuit d'hôtel avenue Jean Jaurès, et je déambule dans le quartier dès 9 heures du matin, histoire de faire le point sur les concerts de la veille.
Devant le métro Laumière et la curieuse architecture du gymnase Jean Jaurès (à quoi sert cette colonne ??), je passe rapidement sur la prestation de Kvelertak. Désolé : arrivé en retard, achat rituel de T shirts... Bref, pas vu grand chose, mis à part que les guitaristes jouent sur des stacks Orange, ce qui est une preuve de bon goût. La musique sonne plutôt hard/heavy avec des vocaux growlés, de la part d'un chanteur-grizzly torse nu. C'est tout ce que je peux en dire !Promeneurs et joggeurs au bord du Bassin de La Villette. C'est plutôt paisible... Tout le contraire du concert d'Anthrax ! Grand plaisir de les retrouver, notamment avec Joey Belladonna au chant (même voix malgré les années). Le son est bon et incisif, les grands classiques sont de la fête ("A.I.R", "Indians", "Madhouse", "Caught in a mosh", "Got the time", "Antisocial"...). Le bassiste historique court et s'agite comme s'il avait 20 ans, Scott Ian tourne frénétiquement sur lui-même... Aaaaah, c'est vraiment un moment musical très agréable que nous offre Anthrax, saupoudré d'une excellente communication avec le public et d'un enthousiasme sain et sauf. Hommage est rendu à Ronnie James Dio et Dimebag Darrel, dont les portraits décorent les amplis le temps d'un morceau. Et puis, les meilleurs choses ont une fin, mais on a l'impression que le groupe n'a pas envie de partir : Joey remercie et fait des vocalises a cappella, Scott prend le micro le temps d'un petit mot... Adios ! Super concert.
Au tour de Slayer. Un grand rideau blanc masque la scène : il servira à des projections de croix inversées pendant l'intro "Delusions of saviour". Lorsque le logo Slayer apparaît enfin, le public devient dingue (forcément). Et le concert de débuter par "Repentless", tiré du dernier album en date.
Ce qui impressionne toujours avec Slayer, ce sont le son et la cohésion musicale du groupe. Ce soir, c'est comme d'habitude : un volume sonore puissant mais bien équilibré (on aurait bien envie de se baigner dedans ; c'est jouissif), une interprétation carrée. Le décor : un immense backdrop et 4 croix inversées qui flottent au-dessus des musiciens en changeant de hauteur les unes par rapport aux autres.
Les moments forts :
- l'enchaînement "Die by the sword / Black magic" (des très vieux titres pas entendus ensemble depuis longtemps et qui rappellent le génial album "Decade of aggression"),
- la ballade malsaine "When the stillness comes" qui passe hyper bien l'épreuve du live,
- Tom Araya récitant quelques vers de "Dead skin mask" pour présenter ce morceau,
- les soli décapants de Kerry King et son déhanché en avant-en arrière...
Les points faibles :
- Tom Araya s'adressant peu au public, malgré un capital sympathie certain (il semble parfois ne pas trop savoir quoi nous dire, tout simplement),
- j'entendais davantage la guitare de Kerry King que celle de Gary Holt (effet "côté droit de la scène" ou sous-mixage volontaire ?),
- les membres du groupe donnent l'impression de s'ignorer les uns les autres et je n'ai pas trouvé Gary Holt au top de sa forme. Départ rapido des musiciens en fin de set (un chaleureux "Thank you for sharing time with us" de la part de Tom) . Le passage de Slayer, dans ce même Zénith (avec Megadeth) il y a quelques années, m'avait laissé une bien meilleure impression du point de vue "enthousiasme" et "entrain".
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