dimanche 5 mai 2019
Désillusion : "Metal influences" in Rock Hard
Désillusion et son album "Metal influences" ont eu les honneurs du mensuel Rock Hard (n°155 - juin 2015), dans la rubrique "De plus en plus net...".
jeudi 25 avril 2019
Reece : "Resilient heart"
"Reece" est le projet solo de David Reece, le fameux chanteur qui a osé remplacer Udo au sein d'Accept, le temps de l'album "Eat the heat" (1989).
Amusant de "retrouver" David après toutes ces années (le terme étant mis entre parenthèses, attendu que l'intéressé a poursuivi sa carrière post Accept dans diverses formations - Bangalore Choir, Sainted Sinner, Bonfire...- et que ce "Resilient heart" est quand même son troisième album solo)... Une carrière conséquente, mais qui reste assez confidentielle, comme si la bonne étoile du succès passait parfois à proximité, sans jamais s'attarder.
On pourrait donc considérer ce nouvel album avec une certaine suspicion... Force est de constater, après plusieurs écoute, qu'une telle attitude serait déplacée, tant "Resilient heart" est majoritairement une bonne surprise.
Malgré les heures de vol, la voix de David n'a pas souffert. Elle s'est même bonifié, ou plutôt elle a trouvé son véritable style. Exit les effets "éraillés" que l'on pouvait entendre parfois sur "Eat the heat" (bon, on comprend pourquoi en même temps...) ; maintenant, le chanteur américain évoluerait plutôt sur les traces d'un Bruce Dickinson (en un peu moins puissant quand même) ou, encore mieux en termes de comparaison, Blaze Bayley. En somme, un timbre chromé et brillant, doté d'une bonne capacité à escalader les aigus.
Quant au style, on peut dire que Reece (le groupe) pratique un heavy metal d'obédience assez moderne. Pour faire court, "Resilient heart" pourrait constituer une bonne alternative au "The verdict" fraîchement sorti par Queensrÿche (prenez simplement le génial "A perfect apocalypse", l'intense "Wicked city blues" ou encore "Live before you die", à placer dans la même division qu'un "Speak" ou un "Speading the disease", ni plus ni moins)... Sur certains titres, on peut même déceler une petite influence Soundgarden (c'est assez flagrant sur les pièces mid tempo : "Karma", "I'm the one", "Two coins and a dead man"...), tandis que l'ombre d'Accept s'étend sur "Ain't got the balls" (le titre serait-il un clin d’œil à ses ex-collègues ?) et sur le très hard rock (et un peu trop convenu) "Desire". Toujours est-il que l'introductif "Anytime at all", avec son riff héroïque et légèrement oriental, nous ouvre les portes d'un univers musical franchement alléchant (riffs, refrains...).
Par contre, le niveau général baisse d'un léger cran à l'approche des power ballades : "I don't know why", dont on sifflotera pourtant le refrain même si celui-ci est archi téléphoné, et la majestueuse "Forest through the trees", qui semble fort banale à la première écoute, mais à laquelle il faut prêter l'oreille, ne serait-ce que pour sa superbe interprétation et son final poignant.
Merci monsieur Reece ! Je vais de ce pas réécouter votre prestation sur "Eat the heat" que j'avais certainement (comme beaucoup) un peu trop dédaigné à l'époque...
Amusant de "retrouver" David après toutes ces années (le terme étant mis entre parenthèses, attendu que l'intéressé a poursuivi sa carrière post Accept dans diverses formations - Bangalore Choir, Sainted Sinner, Bonfire...- et que ce "Resilient heart" est quand même son troisième album solo)... Une carrière conséquente, mais qui reste assez confidentielle, comme si la bonne étoile du succès passait parfois à proximité, sans jamais s'attarder.
On pourrait donc considérer ce nouvel album avec une certaine suspicion... Force est de constater, après plusieurs écoute, qu'une telle attitude serait déplacée, tant "Resilient heart" est majoritairement une bonne surprise.
Malgré les heures de vol, la voix de David n'a pas souffert. Elle s'est même bonifié, ou plutôt elle a trouvé son véritable style. Exit les effets "éraillés" que l'on pouvait entendre parfois sur "Eat the heat" (bon, on comprend pourquoi en même temps...) ; maintenant, le chanteur américain évoluerait plutôt sur les traces d'un Bruce Dickinson (en un peu moins puissant quand même) ou, encore mieux en termes de comparaison, Blaze Bayley. En somme, un timbre chromé et brillant, doté d'une bonne capacité à escalader les aigus.
Quant au style, on peut dire que Reece (le groupe) pratique un heavy metal d'obédience assez moderne. Pour faire court, "Resilient heart" pourrait constituer une bonne alternative au "The verdict" fraîchement sorti par Queensrÿche (prenez simplement le génial "A perfect apocalypse", l'intense "Wicked city blues" ou encore "Live before you die", à placer dans la même division qu'un "Speak" ou un "Speading the disease", ni plus ni moins)... Sur certains titres, on peut même déceler une petite influence Soundgarden (c'est assez flagrant sur les pièces mid tempo : "Karma", "I'm the one", "Two coins and a dead man"...), tandis que l'ombre d'Accept s'étend sur "Ain't got the balls" (le titre serait-il un clin d’œil à ses ex-collègues ?) et sur le très hard rock (et un peu trop convenu) "Desire". Toujours est-il que l'introductif "Anytime at all", avec son riff héroïque et légèrement oriental, nous ouvre les portes d'un univers musical franchement alléchant (riffs, refrains...).
Par contre, le niveau général baisse d'un léger cran à l'approche des power ballades : "I don't know why", dont on sifflotera pourtant le refrain même si celui-ci est archi téléphoné, et la majestueuse "Forest through the trees", qui semble fort banale à la première écoute, mais à laquelle il faut prêter l'oreille, ne serait-ce que pour sa superbe interprétation et son final poignant.
Merci monsieur Reece ! Je vais de ce pas réécouter votre prestation sur "Eat the heat" que j'avais certainement (comme beaucoup) un peu trop dédaigné à l'époque...
lundi 22 avril 2019
Billy F Gibbons : "The big bad blues"
Billy F Gibbons, le guitariste / chanteur de ZZ Top, joue peu de notes mais sait choisir les plus pertinentes... Sur son premier album solo ("Perfectamundo"), fidèle à sa légende, il n'en a pas joué tant que ça, mais engoncé dans une mixture latino truffée d'effets technoïdes bizarres, les raisons de cette parcimonie étaient, disons, particulières. De plus, "Perfectamundo" a autant surpris que déçu...
Aussi, c'est avec espoir que l'on voit arriver cet album au titre prometteur : "The big bad blues".
Pas sûr, à vrai dire, que le blues de mister Gibbons soit si méchant que ça, mais ce qui est certain, c'est qu'il est vraiment "BIG" ! Vous pourrez acheter ce disque rien que pour avoir sous la main un catalogue des sons de guitare les plus vintage et les plus gras qui soient. Une véritable leçon de textures chaudes et boostées....
Beau joueur, Billy laisse aussi une basse proéminente se tailler une belle part dans le mix. Pour en profiter, on pourra éventuellement démarrer l'écoute avec "Bring it to Jerome", géniale reprise de Bo Diddley dans laquelle le bassiste écrase tout particulièrement (mention spéciale pour "Hollywood 151" également).
Bref, on l'aura déjà compris, fort de ses quatre reprises de choix (deux de Bo Diddley et deux de Muddy Waters) et de ses compositions originales, "The big bad blues" est l'album que l'on espérait de la part de Billy Gibbons.
Il a su concocter un track listing de rêve, où l'on croise souvent de l'harmonica, des blues lents et torrides ("Standing around crying", "Mo' slower blues"), un peu de surf music ("Crackin' up") mais aussi des pièces boogie qui nous donnent l'impression de voir arriver, dans un nuage de fumée, le mythique bolide rouge de ZZ Top ("Missin' yo' kissin'", "Rollin' and tumblin'").
Cette énergie ! Ces harmoniques qui sifflent !
Et puis, au-dessus de tout ça, la voix granit et pierre ponce de Billy qui, à certains moments, nous renvoie au regretté Lemmy...
Et puis, au-dessus de tout ça, la voix granit et pierre ponce de Billy qui, à certains moments, nous renvoie au regretté Lemmy...
Nous sommes en 2019, et par les temps qui courent, un tel album est précieux.
vendredi 19 avril 2019
Suicidal Tendencies : "Still cyco punk after all these years"
Idée : juste après avoir dévoré l'album hardcore / punk de BillyBio, un petit détour par le dernier produit en date de Suicidal Tendencies pourrait être salutaire, histoire de surfer sur la même vague...
Nouvel album ? Non, en fait pas vraiment. "Still cyco punk after all these years" (tout comme "Still cyco after all these years", paru en 1993, et qui revisitait en gros les deux premiers albums hardcore du groupe) est un ré-enregistrement du premier album solo de Mike Muir ("Lost my brain... once again", sous le pseudonyme "Cyco Miko"). Cet effort en solitaire, originellement millésimé 1996, marquait la fin d'un cycle avec Suicidal Tendencies : l'album "Suicidal for life" (1994) est présenté comme étant le dernier. L'âge d'or du groupe (qui correspond en fait à sa deuxième incarnation) est terminé et Infectious Groove (le side project de Mike Muir) semble également mis en sommeil.
De fait, la voie est libre pour que le vocaliste (et frontman hors pair) se laisse aller à son petit péché mignon : le punk. Son "Lost my brain... once again" sera ainsi le véhicule de ses envies musicales. A-t-il essayé, à cette époque, de réorienter Suicidal Tendencies dans cette voie ? Nul ne le saura. Toujours est-il que Mike Muir, qui a depuis longtemps réactivé Suicidal, et en a pris le contrôle, se fait plaisir en revisitant son bébé. On sent qu'il y a là une vieille plaie qui fallait cautériser...
Bref, "Lost my brain... once again" est donc enfin assaisonné à la sauce Suicidal Tendencies. Le cahier des charges s'attaque d'abord au tracklisting : l'ordre des morceaux est modifié, "Ain't messin' around" passe à la trappe et "Cyco Miko wants you" est rebaptisé "Sippin' from the insanitea". Musicalement, si la touche punk est encore très présente, l'interprétation très carrée et le son métal de Suicidal emmène le disque vers un terrain hardore / crossover thrash. Mike Muir, qui s'était efforcer d'adopter un timbre de voix assez viril et rentre dedans sur son album solo, gratifie "Still cyco punk after all these years" de sa fameuse voix aussi aigre douce que vicieuse qui a construit la légende du gang de Venice.
Reste un problème de taille : "Lost my brain... once again" n'avait pas eu, à l'époque, un succès phénoménal, beaucoup de fans ayant incriminé la qualité des compositions. Il est vrai que certaine ont du mal à se démarquer, même après plusieurs écoutes. Mais d'autres font très bien le job : "I love destruction", "F.U.B.A.R" ou encore "Lost my brain... once again" sont impeccablement construites et d'une efficacité redoutable. Que demander de plus, hein ?
Nouvel album ? Non, en fait pas vraiment. "Still cyco punk after all these years" (tout comme "Still cyco after all these years", paru en 1993, et qui revisitait en gros les deux premiers albums hardcore du groupe) est un ré-enregistrement du premier album solo de Mike Muir ("Lost my brain... once again", sous le pseudonyme "Cyco Miko"). Cet effort en solitaire, originellement millésimé 1996, marquait la fin d'un cycle avec Suicidal Tendencies : l'album "Suicidal for life" (1994) est présenté comme étant le dernier. L'âge d'or du groupe (qui correspond en fait à sa deuxième incarnation) est terminé et Infectious Groove (le side project de Mike Muir) semble également mis en sommeil.
De fait, la voie est libre pour que le vocaliste (et frontman hors pair) se laisse aller à son petit péché mignon : le punk. Son "Lost my brain... once again" sera ainsi le véhicule de ses envies musicales. A-t-il essayé, à cette époque, de réorienter Suicidal Tendencies dans cette voie ? Nul ne le saura. Toujours est-il que Mike Muir, qui a depuis longtemps réactivé Suicidal, et en a pris le contrôle, se fait plaisir en revisitant son bébé. On sent qu'il y a là une vieille plaie qui fallait cautériser...
Bref, "Lost my brain... once again" est donc enfin assaisonné à la sauce Suicidal Tendencies. Le cahier des charges s'attaque d'abord au tracklisting : l'ordre des morceaux est modifié, "Ain't messin' around" passe à la trappe et "Cyco Miko wants you" est rebaptisé "Sippin' from the insanitea". Musicalement, si la touche punk est encore très présente, l'interprétation très carrée et le son métal de Suicidal emmène le disque vers un terrain hardore / crossover thrash. Mike Muir, qui s'était efforcer d'adopter un timbre de voix assez viril et rentre dedans sur son album solo, gratifie "Still cyco punk after all these years" de sa fameuse voix aussi aigre douce que vicieuse qui a construit la légende du gang de Venice.
Reste un problème de taille : "Lost my brain... once again" n'avait pas eu, à l'époque, un succès phénoménal, beaucoup de fans ayant incriminé la qualité des compositions. Il est vrai que certaine ont du mal à se démarquer, même après plusieurs écoutes. Mais d'autres font très bien le job : "I love destruction", "F.U.B.A.R" ou encore "Lost my brain... once again" sont impeccablement construites et d'une efficacité redoutable. Que demander de plus, hein ?
mercredi 20 mars 2019
BillyBio : "Feed the fire"
"Billy" pour Billy Graziadei, "Bio" pour Biohazard.
Merci de ne pas tourner autour du pot, c'est très clair : entre l'auditeur frustré de ne plus avoir de nouvelles de Biohazard depuis plusieurs années, et notre ami Billy qui a besoin d'exprimer le bouillonnement musical qui est en lui, tout le monde risque de trouver son compte dans ce nouveau projet solo... Et c'est le cas !
Les premières pépites ("Freedoms never free", "Feed the fire", "No apologies, no regrets") envoient un hardcore / punk radical mais pas brouillon. La voix de Billy, qui obtient ici ses galons de chanteur, est très virulente et totalement raccord avec l'iconographie ainsi que les paroles contestataires de l'album, aidée en cela par des chœurs de manifestants virils.
Sur les autres titres, le propos musical peut varier en proposant plus de groove ("Sick and tired", "Rise and slay"...) quitte à adopter quelques mesures de phrasé hip hop ("Untruth"), en ralentissant le tempo au service d'un titre foncièrement punk très réussi ("Generation Z") ou même en proposant une chanson dont la structure variée (couplets speed et refrain lent) se termine par une sorte d'apocalypse industrielle ("Disaffected world"). Dans le même esprit indus / atmosphérique, on mentionnera deux courts instrumentaux ("Remedy" et "Trepidation") qui servent autant de respiration dans le track listing que d'introduction pour le morceau suivant.
De son propre aveux, Billy Graziadei a déployé tout son ADN musical dans ce "Feed the fire" et c'est juste une grande réussite.
Quant à moi, je me délecte en plus du boîtier orange qui me rappelle l'édition CD de "State of the world adress"...
mardi 12 mars 2019
Désillusion : "Metal influences"
Cela fait un petit moment que j'avais envie de parler de ce disque, l'une des plus convaincantes sorties du label Emanes Metal Records...
Groupe français basé en Normandie, Désillusion nous offre une pièce de choix avec ce "Metal influences" : production moderne et bien mise en son, musiciens aguerris, beau travail de composition.
De façon basique, le heavy metal de Désillusion se situerait à la croisée des chemins entre Stratovarius, Helloween, Judas Priest, ou encore Rhapsody (mais sans les claviers et la dimension symphonique). Le propos est parfois speed mais pas toujours, le groupe sachant parfaitement varier les plaisirs. En toute honnêteté, on pense aussi beaucoup à Manigance une fois le CD inséré dans la platine (nul doute que les fans de ce groupe trouveront leur compte en écoutant "Metal influences"). La comparaison se fait aussi bien musicalement que textuellement mais c'est notamment là que le charme opère : au niveau de ces paroles en français, totalement dénuées de second degré et qui abordent des grands thèmes sociétaux ou historiques... C'est parfois "clichesque" ou même naïf (à chacun de se faire son opinion) mais c'est avant tout un délicieux héritage de la tradition du "french heavy metal" (les connaisseurs apprécieront) ! Même "Metal infuences" (le morceau titre), sur lequel le groupe nous fait sa profession de foi heavy metal à la Manowar, ne déroge pas à la règle : les métalleux sont envisagés sous un angle aussi bien passionnel que sociologique.
L'album défile et notre cœur bat très vite au rythme des véritables hymnes que sont "Serial killer", "Le poing levé", "Metal influences", "Voyageur d'outre-tombe", "Etat d'âmes", "La bête du Gévaudan". Par contre, les power ballades ("Ultime rémission" et "Illusions perdues") sont un peu moins réussies, cédant un peu trop à une certaine sensiblerie au niveau des textes, de même qu'à des structures de composition trop alambiquées.
Durant tout ce voyage, on apprécie tout particulièrement l'efficacité du chant qui sait alterner entre virilité et lyrisme, ainsi que l'excellent travail fourni par la paire de guitaristes : entre gros riffs, twin guitars et solis virtuoses, c'est vraiment la fête !
dimanche 24 février 2019
Best albums 2018
1- Ghost : "Prequelle"
Le "blockbuster" de l'année. Un album pratiquement sans faute, accessible, heavy, baroque, progressif et souvent tout simplement très beau.
2- Slash (feat. Myles Kennedy and the Conspirators) : "Living the dream"
Slash est sorti depuis longtemps de la carrière solo un peu anecdotique des débuts. Très occupé avec G N' R, personne ne sait vraiment comment il a réussi à trouver le temps de composer et d'enregistrer cet album, mais le fait est que cette belle cargaison de riffs vintage fait mouche à tous les coups et se révèle vite totalement indispensable.
3- Skull Pit
Quelque part entre Motörhead et Venom, un disque inattendu et passionné, né de l'amitié entre le chanteur d'Exumer et le bassiste de Church of Misery.
4- Greta Van Fleet : "Anthem of the peaceful army"
Le vrai premier album du groupe qui divise le plus... Peu importe les débats sur le pompage éhonté ou non de Led Zeppelin, Greta Van Fleet sait composer, interpréter, faire passer des émotions et, à certains moments, filer le grand frisson. Un très bon disque, respectueux de la tradition et du son des seventies, et pour lequel mon seul petit reproche sera la trop grande présence de balades dans le tracklisting.
5- Lucifer : "2"
Johanna et sa bande réactualisée par la force des choses, nous sert un album moins doom que le premier mais plus gorgé de stoner, de feeling, de soul, de vibe ; et toujours éminemment frappé du sceau vintage le plus authentique.
6- Dimmu Borgir : "Eonian"
Les Norvégiens ont vraiment poussé la dimension symphonique de leur black metal, tout en incluant des claviers fantomatiques à la Burzum. Souvent porteuse de grandes émotions, cette étrange union entre le glauque, la puissance et l'héroïsme vous fera, sans doute, regarder l'horizon loin devant, avec un réel sentiment d'accomplissement.
7- Nashville Pussy : "Pleased to eat you"
Après un "Up the dosage" très réussi, très investi mais très propre, les Nashville Pussy sont de retour à des plaisirs plus bruts, et renouent avec la production cradingue de leurs débuts. Une célébration hard rock tous décibels dehors, qui peut être envisagée comme le complément idéal à l'album de "Skull Pit".
8- UDO : "Steelfactory"
Udo Dirkschneider sort tout juste d'une tournée au cours de laquelle il s'est offert un petit plaisir non coupable : interpréter les morceaux qui ont fait sa gloire quand il faisait partie d'Accept. Alors, forcément, de retour en studio, difficile de se débarrasser comme ça d'une telle influence ! D'où ce très bon et très dévoué "Steelfactory" qui donne une idée de l'album qu'Accept aurait dû réaliser en lieu et place du moyen "The rise of chaos".
9- Deicide : "Overtures of blasphemy"
Ils sont toujours là, au service d'un death metal blasphématoire et assez virulent, mais qui a su évoluer. Exit les solis déstructurés et stridents des frères Hoffmann des débuts ; la nouvelle paire de guitaristes apportant un bon cocktail de mélodie et de technique à ce magma de riffs.
Une très bonne cuvée.
10- Seventy Seven : "Bright gloom"
C'est toujours l'apologie du son analogique vrai de vrai et du hard rock. Sauf que, pour s'éloigner de l'influence d'AC/DC, nos rockeurs espagnols ont fait quelques incursions sur les terres de Black Sabbath, principalement le temps de la face "Gloom" de l'album (la face "Bright" répondant davantage au cahier des charges habituel). Il en résulte un album globalement sympathique et très bien mis en son, mais dont certains passages peuvent faire un peu grincer des dents !
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